Contact

Marchés

Gérer l’immunité des vaches laitières lors du vêlage pour produire plus de lait

Une relation significative entre inflammation et production de lait

Le Groupe CCPA a mesuré le stress oxydatif au moyen d’un test D-ROM (Diacron reactive oxygen metabolites) et de l’haptoglobine afin d’évaluer l’inflammation dans deux exploitations agricoles commerciales aux alentours de la période de vêlage.

La relation entre la production de lait à 4 semaines et l’haptoglobine à 7 jours après la mise bas s’est révélée significative dans les deux exploitations. Le niveau de production dans les deux exploitations était relativement différent mais la corrélation était quasiment identique.

En effet, la variation de l’haptoglobine après le vêlage (7 jours) expliquait +/-15 % de la variation de la production (Robert F, EAAP, 2014).

Exploration des cellules mammaires

Les plantes contenant naturellement des molécules actives spécifiques ont également fait l’objet de recherches avancées pour leur action antioxydante et anti-inflammatoire (Gonzalez-Gallego, 2007 ; Seven et al., 2011). Par exemple, Scutellaria baicalensis est connue pour moduler la production de cytokines pro-inflammatoires (Liu et al., 2008). En outre, la baicaline est considérée comme le glycoside le plus abondant et détermine la qualité de l’activité biologique de Scutellaria baicalensis.

Afin d’explorer le mode d’action de la baicaline au niveau cellulaire, le Groupe CCPA a mené une étude in vitro dans les locaux de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique français), avec l’équipe de Frédéric Dessauge, dans le but d’examiner les effets de la baicaline sur des cellules épithéliales mammaires bovines en culture primaire. Cette expérience a permis de mettre en évidence les effets considérables de la baicaline sur plusieurs paramètres. L’effet le plus spectaculaire a été la capacité de la molécule active des racines de Scutellaria à protéger les cellules contre le stress oxydatif grâce à l’activation de gènes antioxydants majeurs (Nrf2). Autre aspect intéressant, la viabilité des cellules mammaires a été améliorée, avec une diminution de la mortalité cellulaire. étant donné que la production de lait dépend directement du nombre de cellules épithéliales produisant du lait, ceci pourrait donc expliquer les bons résultats obtenus sur la production laitière avec l’utilisation de Scutellaria dans l’alimentation des vaches laitières.

Le facteur de transcription Nrf2 (facteur érythroïde-2 nucléaire apparenté au facteur 2) est un régulateur de la résistance cellulaire aux oxydants.

Effets sur la production laitière et d’autres paramètres zootechniques

Le premier essai utilisant Scutellaria baicalensis comme outil d’amélioration de la production laitière a été rendu public lors du congrès de l’EAAP en 2014. 24 vaches avaient été réparties en deux groupes en fonction de la date de vêlage prévue, de la qualité du lait, de la parité, de la production de lait lors de la lactation précédente pour les vaches multipares et d’indices génétiques pour les vaches primipares. Le régime de base était composé de maïs, d’herbe d’ensilage et d’aliments concentrés.

Le groupe objet de l’essai a reçu un supplément en extrait de Scutellaria baicalensis pendant 60 jours. La production de lait a été enregistrée pendant toute la période de lactation.

Les résultats de l’essai ont démontré que l’extrait de Scutellaria baicalensis avait permis d’améliorer de façon significative la production de lait de 5 %. Par ailleurs, on a observé moins de troubles sanitaires.

AXION® START pour vaches laitières

CCPA a mis au point une solution naturelle brevetée composée de racines de Scutellaria et d’antioxydants rigoureusement sélectionnés (extraits de thé vert et de pépins de raisin, vitamine C protégée). Ce nouveau moyen d’augmenter la production laitière en gérant le démarrage de la lactation, et plus particulièrement l’oxydation des cellules et l’inflammation, semble très prometteur.

Les applications pratiques montrent une réaction moyenne de la production de lait allant de +2 à +5 litres. En outre, dans les exploitations utilisant AXION® START, nous avons constaté de meilleures performances au niveau de la reproduction (moins d’inséminations par conception) et une baisse des cellules somatiques.

AXION® START peut être incorporé à la nourriture sous sa forme concentrée ou en étant dilué (100 g/jour/vache) pour une incorporation directe à la RTM (ration totale mélangée). Le produit a démontré un retour sur investissement de 7:1.

Jean PASCARD
Responsable Produits Ruminants, Groupe CCPA
jpascard@groupe-ccpa.com

Dossiers d'experts

Renforcer l’état de santé des animaux par la nutrition

06 mars 2018

Depuis une quinzaine d’années, le Groupe CCPA mène des programmes de recherche ambitieux pour mieux comprendre les interactions...

La Phyto-Expertise : un axe de recherche du Groupe CCPA

26 février 2018

Le Groupe CCPA est un expert reconnu dans la recherche et le développement de solutions nutritionnelles valorisant, pour leurs propriétés...

Vers une meilleure digestibilité et une utilisation plus efficace des aliments dans l’engraissement des porcs

26 février 2018

Si la baisse des coûts de production est un défi constant, le coût de l’alimentation représente l’une de leurs composantes...

Voir toutes nos actualités